Danser avec la Sphinge

L’être de la signifiance dans la jouissance, la jouissance du corps (Jacques  Lacan,  Encore,  1973)

 

 

Jean BROUSTRA

 

 

 

Dans «  les deux sources  de la morale  et de la religion » (1)  Bergson  oppose deux modalités de la  religion qui  peut être statique  ou dynamique. Dans un article  de recherche ethno psychanalytique (2) nous avons proposé 
une distinction analogue à propos des mythes qui pouvaient   être  ouverts  ou fermés.
Fermeture lorsqu’un mythe se fige en un récit  immuable parfois  encadré par des pratiques rituelles. Au contraire  l’ouverture d’un mythe  s’exprime par  des variations  collectives -  voire individuelles -  à partir d’une matrice originaire 
qu’une étude structurale peut  mettre en évidence (3). J’y ajouterai volontiers les considérations de Paul  Ricœur : le mythe   est le creuset peut être inépuisable « de significations nouvelles  sur la ligne de fracture des champs sémantiques ».   Ce qu’il désigne comme « le point d’étincelle du sens »,  «  une  métaphore  vive. »(4)
 

ŒDIPE et la SPHINGE

L’histoire d’Oedipe – à partir de Sophocle (5)  revisité  par  Freud (6) est un mythe fondateur de la civilisation Gréco Romaine. Dans les représentations iconographiques,  dans les interprétations  littéraires, théâtrales, musicales  ou cinématographiques (7) on peut  trouver de nombreuses variations parfois contradictoires. Je prendrai pour exemple, prélude à la variation que je  souhaite proposer, deux  peintures très renommées d’Œdipe  et le Sphinx .Nous reviendrons su cette tradition européenne  qui nomme fallacieusement  Sphinx ce qui est en fait une Sphinge.
 
Dans  une toile célèbre de Ingres (Œdipe et le sphinx ou  Oedipe explique l’énigme du sphinx, 1809, musée du Louvre)   Oedipe est dans une position docte, bras droit appuyé sur  un  genou,  pointant un doigt magistral, assuré de son savoir.  En face une Sphinge crispée se tient sur la défensive. Voici l’analyse de Cécile Croce (8) : « C’est bien l’éclatant  triomphe de la solution qu’assure son héros, cadré, centré,  déployant le large espace de son corps baigné de lumière,  bien en équilibre sur l’angle droit de sa  jambe. »….  « Incontestablement dans toute la majesté de sa certitude  cet Œdipe cartésien s’affirme. »
 
Bien différent est  un tableau également célèbre de  Gustave Moreau (Œdipe et le Sphinx, 1864,  M.E.T., New York)  où nous voyons – non sans surprise-  Œdipe recevoir sur  son corps l’assaut érotique d’une Sphinge enamourée.  Cet élan se suspend, yeux dans les yeux, dans un toucher  de pattes griffues sur la peau  d’Œdipe, de celle que Sophocle  nomme  la bête chanteuse. Cécile Croce (op. cité)  écrit que Gustave Moreau dans  ce tableau «  chante la formation du symbole. » Nous interprétons cette scène peinte comme un des  moments risquée entre Œdipe et d’une danse qui s’est   la Sphinge. Il l’invite à danser, elle accepte , ils dansent au  bord du gouffre, ils échangent des paroles, élucident ensemble  l’énigme,  se séparent, elle repart dans son pays lointain  .. et puis.. ?
 
Si on considère l’ensemble de l’iconographie  peinte dans la  tradition occidentale  l’image dominante est bien  celle d’un  Œdipe arrogant, assuré de son savoir. Et qui  maintient une  distance froide et hostile avec la sphinge. Un autre tableau de Gustave Moreau au titre étrange : Œdipe  voyageur ou l’égalité devant la mort,(1888, musée de Metz)   nous présente un Œdipe sans agressivité, intériorisé, tête  inclinée  dans une attitude respectueuse, face à une Sphinge  attentive, étonnée,  déjà séduite.. ?   Autour sont jetés de  nombreux cadavres et ossements. On peut penser que l’amour  va triompher de la dévoration destructrice.

 

LA  BÊTE   CHANTEUSE  

Résumons en quelques  lignes ce mythe célèbre dans  une  perspective déjà orientée par la variable narrative que  nous proposons. Oedipe, à un carrefour entre Thèbes et Corinthe, alors  qu’on lui barrait insolemment la route,  tue le roi Laïos son père ignoré.  Lorsqu’il arrive à Thèbes les habitants  sont terrorisés par une sphinge. Elle dévore les passants  incapables de répondre à une énigme qu’elle pose .On  dit qu’elle est une bête vengeresse  pour punir  du meurtre  de Laïos .Oedipe , très assuré de lui-même  (selon la tragédie  de Sophocle), trouve la juste réponse, et la sphinge devinée  se  précipite  au fond du gouffre.  En récompense on lui offre  la royauté de Thèbes et le mariage avec la reine veuve ( sa mère  ignorée ) dont il aura plusieurs enfants dont Antigone.  Il usera  encore de sa passion des raisonnements  logiques pour découvrir  qu’il est  meurtrier de son père et incestueux avec sa mère.  Après quoi s’étant rendu aveugle, sa belle conscience claire  s’obscurcit, il prend la route  sans but précis,  la main sur l’épaule  de sa fille Antigone. Ce champion de la pensée claire termine  sa vie dans une dérive hasardeuse. (Voir Henry Bauchau,  7).
 
Cette Sphinge, qui est-elle ? Selon Robert Graves (9) elle a a une tête de femme, un corps  de lion, une queue de serpent et des ailes d’aigle. Dans une perspective psychanalytique  Christiane Rabant(10)  écrit qu’elle estfaussement structurée, c’est un pullulement  de bords. . A l’opposé d’un arrangement harmonieux du  monde elle marque l’existence de l’hétérogènela part nécessaire  du chant dans la parole, part inépuisable de la voix dans le discours. (11) La sphinge serait de la même famille mythique que les sirènes qui  ne sont pas dans-- la tradition Grecque--  femmes poissons mais   femmes oiseaux. Pascal Quignard  a consacré un essai à Boutés (12), compagnon d’Orphée,  qui  pendant la navigation vers la quête de la toison  d’or ose  sauter dans les flots pour répondre aux chants des sirènes.  Il échappe à la dévoration, sauvé par Aphrodite qui en fit son amant. Pascal Quignard  écrit : «Boutés est celui qui  attiré par le chant  des sirènes  se noie dans l’écume d’Aphrodite. »... «  Il y a dans  toute musique un appel qui dresse, une sommation temporelle,  un dynamisme qui ébranle, qui fait se déplacer, qui fait se lever  et se diriger vers la source sonore. » Et  la comparaison vient avec Ulysse semblable en cela à  Œdipe dans la non acceptation de prise de risques  « Il prit la précaution de se faire attacher les pieds et les  mains au mât de son navire. » Pascal Quignard  ajoute :  « Là où la pensée a peur, la musique  pense. » Et aussi : « La pensée philosophique, comme ma musique Orphique (entendons la musique écrite, structurée) ont peur.  Elles ne veulent pas de la haute mer. »

 

La Poussée  INVOQUANTE

Ce terme est proposé par A. D. Weill (13) comme modalité   de la pulsion  invoquante … par laquelle, écrit il, le corps  et l’esprit ne se meuvent qu’en tant qu’appelés par un point  qui séjourne dans un avenir indéfini. L’existence d’un tel point  bleu est soustraite à tout savoir possible. En 1981   Georgio  Agamben  à partir d’un titre : l’image perverse,  la sémiologie du point de vue du  sphinx (14) ose cette idée :  Œdipe champion des idées claires n’est il pas dans l’excès  (ubris  des Grecs) ? Ne serait il pas un surdoué du symbolique ? Ce triomphe insolent d’une pensée claire – avec refus de toute  possibilité d’ombre résiduelle, peut s’inverser en obscurité  destructrice. Triomphe abusif du symbolique : Lacan n’a cessé  de nous alerter de cet possible impasse (15) et aussi Michel Foucauld(16)  à la fin de son œuvre. L’ordre symbolique peut être aussi  aliénation  symbolique, extinction des métaphores vives   en  discours formatés,  ce que Roland Barthe nommait   doxa. La sphinge n’adresse elle pas à Oedipe (à l’Autre) une pulsion  invoquante une poussée du corps et de la voix  dans l’attente  d’une possible (et espérée..) articulation symbolique ? Afin  que puise advenir l’enforme (Lacan), un premier trait garde  trace, suspens d’un vocatif  (Chr. Rabant op. Cité). Dans sa classique arrogance Oedipe refuse le contact(17). Il se dérobe devant la part de mystère, la part chantée de la parole. Peut on rêver qu’il ait accepté cette invite- et à la manière proposée  par Gustave Moreau – de la recevoir dans  ses bras ,  comme on  rentre dans une danse, et sentir sur sa  peau la griffure  érotique de ses pattes griffues … Ensuite aurait il pu entendre le chant de la Sphinge et sa  voix en résonance d’un corps faussement structuré inaccessible 
dans le réel. Manière de répondre, peut être, à la suggestion de  Marc Alain Ouaknin : « A une philosophie de la prise vient   se substituer une philosophie de la caresse.  » (18)  Nous y reconnaissons aussi la fonction phorique  décrite par  Pierre Delion  (19 ). La  nécessité structurante pour advenir dans  le parl’être  de « se déposer sur une surface et de s’y inscrire. »

 

METAPHORE VIVE et INSTABILITé  SYMBOLIQUE

Avant même que la métaphore paternelle soit le  médium  nécessaire à ce qui peut être selon Lacan   l’institution «  de tout abri où puisse s’instituer une  relation vivable, tempérée, d’un sexe à l’autre » ( 20 ),   il importe que soit acceptée et portée la pulsion invoquante   vers  le possible d’une articulation signifiante. Telle la 
sphinge – risquant la vivance  (Dolto)   « mosaïque identitaire  de nombreux fragments du monde vivant. »… « Elle ignore  la vérité qu’elle prétend détenir.. » (Chr.  Rabant   op. cité),  cette voix médium  serait elle à situer entre cri et langage,  entre musique et langage, pour reprendre les termes de  Pascal Quignard (op. cité) ? Cette prise signifiante du mouvement corporel vers le  symbolique, s’engage versus maternel par la pulsion  invoquante, bien antérieure à la pulsion scopique.  Mais elle doit aussi résonner  dans  ce qui doit être proféré  du nom du père afin de  fonder un minimum de stabilité  de l’ordre du symbolique. Cette dimension phorique, présente  aux deux pôles de cette énonciation-  corps et phore-  doit  se garder d’  un excès phorique (Michel Tournier (21) parle  d’une extase phorique). Nous dirions que ce serait l’échec du creux  (Monique  Schneider, 22) par une fermeture maternante. La profération symbolique doit être également la plus tempérée  possible  laissant vacant une incomplétude du symbolique. (23). Ainsi peut s’initier une mise en jeu ouverte des signifiants  entre  corps et langage. Déjà Sandor Ferenczi en 1913 dans un court article Ontogenèse  des symboles (24) soulignait  l’importance d’un lien entre la  corporéité humaine et  la construction du symbolique. Il écrit :  « Ainsi s’établissent ces relations profondes, persistant toute la vie,  entre le corps humain et le monde des objets que nous  appelons relations symboliques. »

 

Une  RESCAPEE  de la  METAPHORE

J’ai connu Bérénice pendant vingt  ans (25). Paranoïaque délirante elle doit à un sort clément d’être encore  vivante. Au cours d’accès mélancoliques, elle a engagé des  tentatives de suicide très graves. Dans les années 1980 elle  se jette sous un train. Elle sera sauvée mais amputée de la  jambe droite. J’ai raconté (1987) qu’au décours de cet  accident  elle découvre mon atelier de collages et laisse émerger ensuite  au cours de sa psychothérapie  des signifiants concernant son  enfance : processus de construction plus encore que réminiscences. Pendant une séance d’atelier, commentant un de ses collages,  elle m’avait dit : « Cette femme qui chante, en fait elle crie,  c’est moi lorsque je suis en crise, je rentre en ma mère, plus  rien n’existe … je suis la méchante maman. » Et d’ajouter :  « maintenant, quand je suis déprimée, je pense à vous et je  regarde le chapeau de maman. Il ne faut pas qu’elle sorte du  cadre, je la surveille..  »  Commentant ses accès paranoïaques  elle me dira aussi : « Je placardais sur les autres le visage de ma mère ». Au cours d’une séance de psychothérapie elle se risque à mettre  en associations les sensations qu’elle éprouve dans des moments  intensément psychotiques  avec un souvenir de son enfance. « C’était pendant la guerre, dans une petite ville. J’étais sortie  avec mon père pendant le couvre feu. Nous sommes rentrés  dans notre immeuble et à peine la porte fermée nous avons  entendu une patrouille Allemande. J’entendais le bruit des  bottes sur les pavés.  C’est à cet instant que j’ai ressenti pour la première fois de ma vie des onde autour de moi, depuis  la tête jusqu’aux pieds, ondes solides qu’on pourrait toucher,  TRONCONIQUES, qui m’isolent du monde et me laissent  abandonnée à ma peur … Je pense souvent à mon père… à mes  deux pères.. »  Elle ajouta quelques jours après : « Les voix, ça me  permet de rester intériorisée dans mon cône, et de ne plus  m’accrocher aux autres.. » Depuis son infirmité Bérénice vît dans un foyer. Sa  revendication passionnée à être le phallus dans sa mère  en place de son père (dans la réalité,  dans ses dernières  années il  avait abandonné sa famille pour se ruiner au jeu  et avec des filles jusqu’à mourir clandestinement - disait Bérénice-)    l’avait amené à soutenir malgré les rechutes délirantes sa mission  d’enseignante et sa responsabilité d’aînée de la famille. A la suite de son amputation  la psychothérapie analytique  devint véritablement un jeu de langages (Françoise Davoine),    une ouverture métaphorique, et pas seulement une répétition  de récits  dans la co- présence immobilisée d’un transfert magique.

 

DANSONS  avec  LA SPHINGE à l’écoute de sa VOIX.

Lacan dans le séminaire  sur l’éthique (26) consacre sa séance  du 16 Déc. 1959 à la question de das Ding, la Chose  notion  assez mystérieuse dans  l’Esquisse  de Freud. Il pose une  différentielle entre Dartellung , ce qui se manifeste en soi   et Vorstellung, ce  qui se manifeste par un franchissement ,  un déplacement  ( 27 ). Lacan précise que cela se joue  entre  cuir et chair, entre perception et conscience, dans le plaisir de  l’apparence et du  leurre. Cela rend possible une première  floculation des mécanismes inconscients en grumeaux de   représentation.  Ce sont des points d’insémination de l’ordre  symbolique proches, nous, semble t il des niederschrifften,  (dont parle Freud dans l’Esquisse), grains de jouissance  selon  la traduction de J. Oury. L’important est qu’ils s’éprouvent entre chien et loup, dans le  plaisir du leurre et du simulacre. Je serai tenté d’y trouver   résonance avec ce qu’Artaud nomme la finesse des moelles.
 
Dans son séminaire de 1953 Lacan (28)  commente en quelques  pages très inspirées la manière qu’a eu Mélanie Klein de jouer  avec le petit Dick.  Il dit qu’elle lui propose une cellule palpitante  de symbolisme, du mode de présence de son corps elle ouvre  le possible d’un transfert. Cette manière sérieuse de jouer, cet art d’inventer  le réel (Cl. Rabant, 29)  fonde une éthique fondée sur une esthétique. Gravitation profonde ajoute Lacan dans son séminaire de 1959 (op. cité)  aimantée vers la formation de formes (gestaltung)  et de mots. Etoile polaire de la relation au réel c'est-à-dire ce qui revient toujours  à la même place, qui s’est élaboré au cours des âges de ce que 
nous appelons éthique. Dans le discours de Rome (30) Lacan déclare que les  psychanalystes sont des praticiens de la fonction symbolique.  Oserai je dire que nous sommes praticiens dans le chantier  incessant de notre parl’être  langagier où les formes et les  mots gardent trace d’une nécessaire énigme .Notre passion  à inventer de nouveaux langages, ou à tirer avantage des  failles  entre les discours (les bégaiements de la langue  dit  Deleuze) devrait nous aider à ne pas nous soumettre au  symbolique préfabriqué.. Déjà Platon nous avait mis en garde  à ne pas préférer les discours des sophistes à l’ouvert  toujours  émergent de la parole dans le discours et qui laisse entendre  le grain de la voix ( 31) . Christiane Rabant (1974, op. cité) évoquant l’enseignement  de Lacan écrit : il y a bien dans le style de Lacan quelque  chose comme un repli où se situe, en début de phrase, quelque  chose dans l’illisible et le sonore.
 
Sabine Prokoris, (31)  dans un texte intitulé : Tisser  l’hétérogène écrit : l’invention de trajets, d’emplacements, 
de perspectives, nées de ces marches qui inventent un sujet,  le tissent d’hétérogène. Ce serait aussi faire profit des écarts de langages, résonné  dans les  intervalles. (Voir Guy Dana, 32) Revenons à  Œdipe sur la route  dans la vision d’Henry  Bauchau (op. cité) Œdipe évoque le corps de sa femme  (sa mère) et celui de la Sphinge. Il dit :
Elle est si claire et le regard immense et la Sphinge avec sa beauté d’Africaine et son corps  demeuré sauvage,l’une qui posait des questions, l’autre qui semblait  la réponse. Et aussi : Il n’y a rien de plus beau que l’énigme, La grande énigme, qui vous aime et sans fin se renouvelle.

 

Bibliographie

 
1 Bergson  Henry : Les deux sources de la morale et de la religion, 1932, in Œuvres,  Puf 1963, p. 1153-1157
2 Minard Michel, Monfouga Broustra Jacqueline, Broustra Jean : les  obsessions entre mythe et rite, approche ethno psychiatrique, 20, 1981.
3 voir Levi Strauss,  Anthropologie structurale, Plon ,1958 et Lacan : le mythe individuel du névrosé, 1952, Seuil 2007
4 Ricœur Paul : la métaphore vive, 1997, Points Seuil, 1997
5 Sophocle  Œdipe roi, Le Félin, 1994, traduction jacques Lacarriére.
6 Freud : lettre à Fliess, 15 Octobre 1897, in Naissance de la  psychanalyse, Puf, 1956.
7 Œdipe roi, film de Pier Paolo Pasolini, 1967 --  Bauchau Henry, Œdipe sur la route, actes Sud 1990 --  Stravinsky  Igor, Oedipus Rex, opéra oratorio, 1927
8 Croce Cécile, Psychanalyse de l’art symboliste pictural,  Champ Vallon, 2004
9 Graves Robert, les mythes Grecs, Fayard, 1967
10  Rabant Christiane, La bête chanteuse, L’arc 54, Lacan, 1974
11 Sophocle dans Œdipe Roi présente la Sphinge ainsi : la chienne qui nous ensorcelait de ses chants
12 Quignard Pascal, Boutés, Galilée, 2008
13 Weill Alain Didier,  Invocations,  Calmann Levy, 1998, p .35
14 Agamben Gorgio, in Stanze, Rivages, 1998
15   Lacan :je pense où je ne suis pas, La troisième, inédit, 1974
16 Foucault  Michel, L’usage des plaisirs, Gallimard, 1984 
17  Sauf dans le film de Pasolini où paradoxalement Œdipe refuse  de répondre à la Sphinge, la bouscule, la frappe et la précipite  dans un ravin. Réaction psychopathique( !) prélude à la violence en miroir qu’il retournera contre ses yeux.         

18  Ouaknin  Marc Alain,  Méditations érotiques,  une philosophie de la caresse, Payot, 1998, p.131
19    Delion  Pierre,  Le packing,  érés, 1988
20 Lacan,  4 concepts de la psychanalyse, 1964, Seuil, 1973, p.247
21 Tournier Michel, Le roi des Aulnes, Gallimard, 1970.
22 Schneider Monique, Freud et le plaisir, Denoël, 1980, p.118.
23 Le Goffey Guy, L’incomplétude du symbolique, Epel, 1991
24 Ferenczi  Sandor, Ontogenèse des symboles, 1913,  in Psychanalyse 2, Payot, 1970.
25 J’ai évoqué Bérénice en de nombreuses publications. Parmi celles-ci :
a.     Le chapeau de Bérénice, in Expression et psychose, ESF, 1987.
b.    Des raisons  et des folies, revue IO, 3, 1993
26  Lacan,  séminaire sur l’Ethique, 1959-1960, Seuil, 1986
27  Définitions  proposées  par Roger Gentis in  Le corps sans qualités, érés, 1995  p.184
28  Lacan  Séminaire 1,  1953, Seuil, 1975, p. 96- 103
29  Rabant Claude, Inventer le réel, Denoël, 1992
30  Lacan, Fonction et champ du langage et de la parole,  Sept. 1953, in Ecrits, Seuil, 1966.
31   Prokhoris  Sabine, Tisser l’hétérogène, in  La psychanalyse  excentrée,  PUF, 2008
32  Dana  Guy, Quelle politique pour la folie ?  Le suspense de Freud, Stock, 2010.
                                                                                                                                            
Article paru dans le no 1O, 2010, LA METAPHORE,  de la revue  CHE  VUOI ?  -

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