Asphodèle Les ateliers du pré

Colloque Traces

 

 

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Empreintes....... Argument du colloque

 

Traces, traces d’encre, de coups, mnésiques, de pas, marques que laisse le passage d’un être ou d’un objet, incrustant à la surface du monde l’empreinte de son mouvement, la preuve tangible de son existence.

Traces. Empreintes d’abord ensauvagées, involontaires, infimes, parfois violentes (les jections d’A. Artaud selon J.Derrida), hors sens, puis s’organisant en forme, témoins du sujet, de son imaginaire et de son désir, en même temps que nouées, destinées, socialisées, comme on le voit dans le dessin, la peinture et leurs prémisses, de la pathologie de leur impossibilité à la force de la pulsion à créer (gestaltung, H.Prinzhorn). Traces, dans l’écriture aussi. Là où, au carrefour de la personne et de l’autre, création, esthétique et transmission se déploient (si tracer est lier autant que séparer, inscrire autant que perdre), vers une symbolisation possible.  

Mais, n’y aurait-il pas aussi, à l’instar du serpent dans l’eau, silencieux et sans sillage, des objets sans trace ou aux traces invisibles ? Et le sujet n’est-il pas déjà là, au lieu de l’originaire (les pictogrammes de P.Aulagnier, les incorporas de C.Rouchy), bien avant l’empreinte, dans le geste et ses lignes d’aire (F.Deligny), et surtout dans le regard et la pensée de l’autre ?

A l’heure de la décorporéisation du symbole (où la pulsion s’efface sous le langage, l’espace, le temps et le manque paraissant niés ou réversibles et l’écriture dématérialisée) et de l’explosion du virtuel (avec sa paradoxale hyper-traçabilité), que devient l’expression et que nous racontent ces traces qui s’estompent avec la mémoire et le lien social ou font des retours brutaux, dans un paroxysme gestuel (clinique de l’acte et des conduites à risque), voire à même le corps (symptômes corporels et effractions du moi-peau : D.Anzieu), ou encore sur la peau griffée de la cité (graphes, graffitis…).   

Quels sont les enjeux identitaires et culturels de cette dialectique corps/langage, mémoire/création, de la trace et de son corollaire, l’effacement ?

Comment naît et chemine cette trace et comment s’effectue ce passage du geste à l’empreinte, de la trace à la forme, en un mot de l’expression à la création et à la symbolisation, selon les âges de la vie, les artistes et leurs parcours ?

Les empreintes sont-elles différentes selon les médiateurs utilisés, dessin, peinture, argile… mais aussi pour ceux dits sans trace comme la danse ou le théâtre?

Dans la pathologie et dans le soin, comment la pulsion à créer des traces, des formes (difficile ou différente dans l’autisme, dissociée ou désaccordée dans la psychose ou l’Alzheimer, vitale face à l’enfermement…), est-elle convoquée, utilisée, dans des pratiques à médiations expressives de lien social ou psychothérapeutiques, et avec quels objectifs, quel cadre, quel dispositif et quels effets ?

 

Ce colloque, destiné aux professionnels et aux étudiants (en psychologie, éducation, rééducation, pédagogie, travail social, art-thérapie…), propose d’approfondir ces questions nodales et polysémiques autour de la trace, à partir de communications théoriques et cliniques, d’évènements artistiques et d’ateliers à médiations, animés par des intervenants engagés dans la réflexion, le soin et la création (psychanalystes, thérapeutes, artistes…).  

 

 

 

Animations expressives et artistiques des plénières et du Colloque

 

 

Fil Rouge Collectif

Brigitte MARJOLLET et Brigitte PION 

 

Durant les deux jours, dans les interstices du colloque (pauses), les participants ont créé une œuvre collective, tissage - tressage de trace(s), traits, empreintes, singulières, groupées, se répondant ou non. Cette œuvre éphémère dans sa matérialité est conservée en mémoire (sous forme de photos)  

 

 

 

Témoignage de l'estomac onirique

Marcus Mc ALLISTER 

Une pratique soutenue de Carnet forme le socle du travail du peintre Marcus Mc ALLISTER. Pendant le colloque Traces, le carnet de l'artiste -son "estomac onirique"- s'est fait témoin des rencontres et des ateliers du week-end, en fil continu de croquis.  Des photocopies des dessins ont été affichées au fur et à mesure de leur réalisation.

 

 

 

Carnetimages

Cécile ALMA FILLIETTE 

Tout au long des deux jours du colloque, l’artiste plasticienne et carnetiste Cécile ALMA FILLIETTE a proposé sa résonance subjective autour des événements et lieux, reportage dessiné, peint et écrit, sous forme de pages de Carnet de voyage, volantes qui ont été exposées au fur et à mesure.

 

 

 

Les traces d'une discussion

Xavier d’AUZON, psychologue, illustrateur, les Ateliers perplexes 

Durant les communications, des  dessins reprenant la parole des intervenants ont été projetés sur le mur, dessins faits en direct, prises de note subjectives, traces dessinées d'une parole échangée.

 

 

 

Témoignages

Elisabeth POITRINEAU

Les traces de la rue

 

 

Conférences
TRACES, HISTOIRE,
CULTURE ET RELIGIONS

 

 

Annie BERTHIER
Conservateur honoraire de la B.N.F. (manuscrits orientaux)
De la trace agie au symbole. Naissance(s) de l’écriture.
L’aventure des écritures se confond avec l’aventure humaine. A l’imitation de la nature qui semble cacher des messages et reste fidèle à ses « lois », les hommes inventent des signes graphiques ayant le pouvoir de rendre visibles des paroles et des idées, lisibles seulement par les initiés. Lire le monde, hâter la lecture de l’oracle en produisant soi-même des traces aléatoires ou en observant les entrailles des animaux, interpréter des signes que l’on a soi-même enfantés, sont les pôles de l’invention de l’écriture. L’acquisition de la marche debout accompagne l’émergence de la conscience et libère la main qui, grâce à l’apprentissage de la coordination main-œil, modèle le monde. Tout est mouvement, risque de l’effacement, dunes mobiles des déserts, océans palimpsestes. La trace n’est-elle pas d’abord ce qui stabilise la mouvance ? S’approprier le monde par le dessin, tracer le contour des choses, miniaturiser le monde, calibrer les signes pour leur mise en ligne sur la page, organisée comme un champ avec ses sillons.

 

 

 

Roland-Ramzi GEADAH
Psychologue et historien, professeur universitaire
de philosophie morale et droit médicosocial, directeur du C.I.R.C.E.F. (traces et cultures)
Le promeneur du désert et la source du village, regards sur les jeux de transmission et de créativité.
C’est sur un canevas rehaussé de mille et une couleurs que se dessine habituellement l’héritage humain (à la fois biologique, matériel et spirituel) fécondant ce que des ancêtres extrêmement lointains avaient initié. Le récit multiforme (métacommunicationnel, folklorique et graphique) narrant la foi des vivants en un Verbe anhistorique devient ainsi enveloppe du langage, môle de la culture et support des institutions. S’il cimente par la dette des mouvements d’apprentissage et des sentiments de sécurité ou d’enracinement, il n’en constitue pas moins une source où se puisent les règles d’un jeu de pistes dans un espace désertique à humaniser. Face toutefois aux sables mouvants engloutissant les prétentions d’omnipotence d’hypothétiques ancêtres, des scintillements d’étoiles spirituellement et artistiquement dessinées viennent irradier des espérances nouvelles permettant au promeneur solitaire d’imprimer sa trace sur l’existence. Ainsi, par des réflexions multidimensionnelles, le conférencier décrira-t-il l’enjeu d’un désir de vie émaillé de mouvements identificatoires diversifiés et de « choix » marqués du sceau de la créativité (clinique et artistique) strictement personnelle.
 

 

 

 

Céline MASSON
Maître de conférences à Paris-Diderot, psychanalyste,
co-responsable du séminaire Pandora sur les processus de création
La force du nom : les changements de nom chez les juifs ashkénazes après la Shoah

A l'occasion de notre intervention sur les noms et ses changements dans l'histoire, essentiellement celle des juifs qui ont changé de nom après la seconde guerre mondiale, je me propose de présenter quelques extraits du film documentaire "Et leur nom, ils l'ont changé," qui  recueille des témoignages de plusieurs familles juives ashkénazes qui racontent l’histoire de leur changement de nom,  qu’il ait été changé par leurs parents ou par eux-mêmes. Bien souvent ce nom les identifiait comme juifs et afin de protéger leurs enfants, ils ont souhaité le franciser pour une meilleure intégration et pour que leurs enfants ne soient pas comme eux victimes d'antisémitisme, de la honte et du rejet. Nous voyons dans ce film, que la deuxième génération a voulu revenir à son nom d'origine d'autant plus lorsque celui-ci a été changé à l'adolescence. Toutefois une jurisprudence en France ne permet pas le retour au nom aux motifs de l'immutabilité du nom et du retour à un nom "à consonance étrangère". J'aurai l'occasion, à partir du film, de reprendre les différences entre nom propre, nom patronymique et Nom-du-Père et de montrer que le changement de nom touche davantage le patronyme qui est un désignateur topologique et linguistique. Le nom fait trace de langue (sa graphie permet de retrouver la langue du nom), il s'inscrit dans l'histoire. 

 

 

DU GESTE A L’EMPREINTE, DE LA TRACE A LA FORME, CREER, SYMBOLISER

 

 

Bernard CHOUVIER
Psychologue, psychanalyste, professeur de psychopathologie à l’Université de Lyon
Trace écrite et trace dessinée dans le processus créateur
A partir du récit autobiographique d'Alfred KUSIN, il s'agira de mettre en évidence le lien entre les traumas infantiles et la symbolisation créatrice, d'abord dans l'
œuvre dessinée et ensuite dans  l'œuvre romanesque de l'auteur. Comment dépasser les angoisses de vide et les ruptures ? Le flux des représentations et des images internes trouve à se canaliser dans l'expression graphique, sans parvenir semble t-il à un authentique travail de symbolisation.  

 

 

 

Jean-Luc OLIVAUX
Psychologue, graphologue
L'écriture, ou la trace ambivalente du difficile chemin vers l'autre
L'écriture est une technique de communication apprise. Elle révèle malgré soi l'empreinte de la personnalité qui la produit dans la trace qu'elle laisse. Sans qu'elle le sache, sans qu'elle le veuille. Le chemin tracé d'un bord à l'autre de la feuille symbolise le passage de soi vers l'autre. Chemin jalonné des réponses à la question : "comment aller vers l'autre?" c'est-à-dire pour l'écriture ; "dois-je être rapide ou lisible?". Allons à la traque des signes de piste pour découvrir à travers trois écritures, les réponses parfois paradoxales données...

 

 

 

 

Agnès VILAIN
Formatrice d’adultes (association Faire des égaux)
Handicaps et chemins frayés : quelles traces, quelle (s) place (s), quel (s) pas vers l'autre ?

La trace humaine a partie liée avec le corps et le geste. Qu'advient-il, alors, lorsque par suite d'une déficience, le rapport à la trace se trouve modifié ? Quels canaux emprunter pour préserver ce vecteur d'identité ? Quelle part tient-il dans notre inscription concrète et symbolique  au sein d'une communauté ? Et s'il y a médiation dans l'accomplissement de la trace, alors, quelle part pour soi, quelle part pour l'autre ? Autant de pistes que nous nous proposons d'explorer.

 

 

TRACES, CREATION ET AGES DE LA VIE

 

 

 

Claude STERNIS
Psychologue clinicienne, psychanalyste, directrice de formation à Asphodèle
Traces d’enfance, enfance de la trace

 

 

 

 

Julien MORAEL
Psychologue clinicien
Ali, le regard-trace et la menace de l’empreinte

Ali est un adolescent psychotique suivi dans une institution spécialisée. Au fil de son parcours en psychothérapie, nous tenterons de restituer comment le regard devient petit à petit trace qui se déchire et sépare. Le risque de la trace à l’adolescence concerne un processus d’individuation dont l’empreinte menace sans cesse de détruire une enveloppe bien fragile.

 

 

 

Valérie DIEZ
Psychologue clinicienne-psychothérapeute, animatrice d’ateliers
Dominique REBSTOCK
Pédagogue, animatrice d’ateliers
 et Laura TREICH
Psychologue clinicienne, psychothérapeute, animatrice d’ateliers d’expression
Tissage, ancrage : la trace, langage de la perte chez les personnes âgées
 Qu'elle incarne un moyen de soutien, d'élaboration, l'expression d'un élan vital, ou encore une lutte irrépressible contre l'angoisse de mort et le délitement de la pensée, la trace chez les personnes âgées nous semble souvent liée à la perte et à l'expression subjective de ses répercussions sur le sujet. De la quête de sens à la survie, partons à l'exploration de diverses déclinaisons de la trace à travers des réflexions et exemples cliniques auprès de nos aînés.  

 

 

TRACES, FORMES, CREATION, QUELS MEDIATEURS ?

 

 

Bernard CADOUX
L’écriture à l’orée du geste

J’essayerai de montrer à partir d’exemples comment le retour à cet instant natif où dessiner et écrire sont indifférenciés permet, dans des moments de vide ou d’effondrement, de retrouver le sens et de relancer l’inspiration.

 

 

 

 

Jean BROUSTRA

Traces en fuite
L'origine des traces humaines et leurs réminiscences est une question cruciale pour la philosophie, la psychanalyse et le champ de l'Expression dans sa dimension thérapeutique et créatrice. Nous introduirons cette problématique à partir de FREUD, LACAN, DERRIDA, mais aussi de TAPIES, DELIGNY et de quelques courtes séquences d'ateliers thérapeutiques d'Expression.

 

 

 

 

Marc GUIRAUD
Bricoleur de médiations créatrices, co-fondateur de l’association Transit
Enjeux de la Danse Singulière : De l'insu du corps à la peau des situations
L’héritage de Bernard DUREY, dans le travers des codes de la danse, ouvre à l’émergence dansée à la fois des traces de l’in-su du corps et de l’envers du dé-corps, de la danse trop adroite ; du côté de la « danse sinistre ». Il appelle l’instauration d’un « espace vide » où le dispositif doit être regardé comme la peau de la situation.  

 

 

 

 

Audrey LARDILLIER
Psychologue clinicienne, psychothérapeute, plasticienne
L’atelier collage, espace de plusieurs langages
Utilisé par des artistes depuis le début du XXème siècle, le collage est devenu un médiateur dans des ateliers divers et variés. Qu'entend-t-on par collage? Quelles sont les particularités de ce médiateur? Comment l'utilise-t-on dans un espace de psychothérapie? Quel sens peut-on essayer de donner aux traces laissées par les patients dans un tel espace, habité de jeux et de paroles, au gré de papiers encollés, superposés, déchirés? 

 

 

 

 

Maud SEGUREL
Psychologue clinicienne, psychothérapeute, animatrice d’ateliers d'expression
Pas à pas : sur les traces d’Harold
Une question de rythme, prise en charge dans un atelier psychothérapeutique terre et eau.
Après quelques considérations théoriques sur la création, l’atelier d’expression et les médiations plastiques, nous nous centrerons sur un atelier psychothérapeutique à médiations terre et eau. Nous découvrirons le dispositif de l’atelier et nous suivrons ensuite les pas d’Harold, un jeune homme autiste, pris en charge depuis quatre ans. 

 

 

TRACES, SOIN ET CREATION

 

 

Jean-Pierre KLEIN
Psychiatre honoraire des hôpitaux, directeur de l’INECAT

Médiation artistique en prison : décongeler la machine
La prison est une « machine congelante », tentative d’annihilation du mouvement et de perduration du même. La justice a fait son œuvre : elle a arrêté le crime/destruction pour mettre le détenu dans la non-vie, le temps arrêté de l'incarcération. Un exemple sera donné d‘une expérience cinématographique (Anne TOUSSAINT) avec des détenus qui traduisent en images l’absence de contact avec leur femme. 

 

 

 

Geneviève HAAG
Psychiatre, psychanalyste
Difficultés à réaliser la trace et certaines particularités  des créations plastiques
chez les sujets avec autisme
Les difficultés à réaliser la trace semblent en rapport avec la précarité des premières formations-représentations de l'image du corps. Nous essaierons plus particulièrement de comprendre l'étape où la trace est difficile, voire impossible sur un support détachable, projection probable d'un feuillet de la peau-enveloppe mal établi dans le processus de duplication de cette toute première formation. Nous évoquerons les conséquences qui en découlent dans les installations offertes en thérapie analytique et en ateliers d'expression plastique. Les particularités de certaines créations plastiques, notamment la propension au remplissage complet d'un fond qui s'avère justement peu fondé nous amènera à aborder la nature des fonds successifs de représentation en articulation avec le développement et la nature de certaines introjections. Nous en rapprocherons le prolongement du dessin préfiguratif et l'évitement prolongé des figures humaines au profit des formes abstraites de type géométrique. 

 

 

 

Alain MILLOT
Educateur
et Fatiha NEFZAOUI
Psychologue
Traces-inscriptions
Il s'agit par le biais de l'histoire d'un adolescent suivi dans notre service depuis plusieurs années d'interroger ces deux termes. Cet adolescent laisse des trace s: graphiques, psychiques, sur son corps, mais semble pris dans une éternelle répétition. Nous essaierons de mettre en pensée, en mots, ce qui rend impossible pour lui ce passage de la trace à l'inscription. Y a-t-il jamais inscription de quelque chose chez lui, dans son corps? N' y a-t-il que traces devenues cicatrices, de l'impossible à penser? 

 

 

 

 

 

Hugues DUBLINEAU
Administrateur APAJH et UNAFORIS, président de l’IRTS Ile de France Montrouge-Neuilly sur Marne, ancien directeur de l’IME de Villejuif
Du sillage à la mémoire
Que reste t-il, dans le temps de la suite, comme trace, marques visibles ou non, des moments partagés avec l’autre en institution (IME), des réalisations ou des projets…

 

 

 

Présentations artistiques

 

 

 

Aline RIBIERE
Artiste plasticienne
Empreintes, Reliques, Corps de Robe 
Aline RIBIERE, plasticienne qui travaille sur l’enveloppement vestimentaire comme artefact de la peau, présentera ici ses 3 dernières séries dans un diaporama réalisé avec Cécile PECONDON-LACROIX, à partir de photographies de Jacqueline SALMON et de Karl HARANCOT 

 

 

Henri GRUVMAN
Acteur, metteur en scène, réalisateur
L'homme qui levait le doigt
 Une phrase, un mot, un poème, une attitude, un geste, un livre, une musique, un regard peuvent ouvrir un nouvel horizon. Et nous voilà ébranlé, en mouvement, parti sur les traces d’un autre pour frayer notre propre chemin, pour que s’envole la pensée et que le bond joyeux et inventif nous fasse découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles émotions. Deux textes l’un de Botho STRAUSS et l’autre du poète hongrois KOSTOLANYI m’ont sollicité et permis de sortir des cendres de la mémoire, quelques pépites d’enfance.

 

 

 

Jean BROUSTRA
Van  GOGH  ou le suicidé de la société
Lecture-performance d'un extrait de « Van Gogh ou le suicidé de la société », d'Antonin ARTAUD, texte incendiaire écrit en Février 1947 quelques mois avant sa mort, dans les traces du peintre et la détestation de la psychiatrie.

 

 

 

Maud SEGUREL
L’envers du vide
Dans l’acte de création, comme dans un atelier d’expression face au(x) médiateur(s), nous nous confrontons au vide. Si nous traversons ce vide, arrive, parfois, la rencontre. Nous rencontrons la surprise, nous rencontrons l’Autre, nous nous rencontrons nous même. Il s’agit de se mettre en posture d’accueil, en état de vacance, d’accueillir sans savoir à l’avance ce qui va advenir. Nous voilà comme sur une terre étrangère, en voyage, et nous marchons sans savoir notre destination.

 

 

Jean-Gérald VEYRAT
Neuropsychiatre, ancien président de la Société Médico Psychologique et de la Société Française de Psychopathologie de l’Expression et d’Art-thérapie et directeur d’enseignement à Paris7-Médecine
De l'empreinte à la grille
Présentation en 3 séquences : « De l'empreinte à la grille » (photos d'Artemisia GENTILESCHI, première femme peintre, par Agnès MERLET) ; « Les traces mnésiques : de la destruction à la persistance » (extraits de "ETERNAL SUNSHINE AND THE SPOTLESS MIND" de Michel GONDRY) ; « Mémoire de l'esprit, mémoire du corps" (extraits de "L'HOMME AU CERVEAU GREFFE" de Jacques DONIOL-VALCROZE).

 

 

Catherine CAPPEAU

 


Artiste plasticienne, animatrice d’ateliers
Robe en Papier pour le Japon
J'étais à Sendai cet été, j'ai vu cette ville ordinaire dans la joie des préparatifs des Matsuri, les fêtes des lanternes. J'ai vu ces gens heureux... Mes amis artistes du papier vivent plus au sud et n’ont pas été touchés dans leurs corps mais profondément dans leurs âmes et se demandent quel sera leur avenir.. .j’ai créé cette robe avec leur papier : le washi, cette performance leur rend hommage.

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